La Conférence des Nations Unies sur l’eau aura lieu en décembre 2026 à Abu Dhabi. Six dialogues interactifs constitueront l’agenda de la Conférence, dont le dialogue F, co-présidé par la France et l’Afrique du Sud, intitulé « Investissements en faveur de l’eau : financements, technologie et innovation, et renforcement de capacités ».
Ce dialogue est particulièrement stratégique : le déficit de financement a été identifié parmi les principaux obstacles à la réalisation des cibles ODD liées à l’eau, l’assainissement et l’hygiène. La Banque mondiale estime que, pour atteindre les cibles 6.1 et 6.2, les financements devraient être multipliés par trois pour s’élever à 144 milliards de dollars annuels (sur la période 2017-2030).
Outre le déficit de financement, les enjeux résident dans la façon dont le financement est utilisé : efficacité, équité et priorisation des allocations financières, durabilité, redevabilité… Ces dimensions sont souvent moins visibles que le seul montant des investissements requis, mais elles conditionnent tout autant la capacité du secteur à progresser vers les cibles des ODD.
Dans ce contexte, la Coalition Eau identifie 12 sujets clés à aborder dans les discussions du dialogue F de la Conférence :
- Elever le financement de l’accès universel à l’eau et à l’assainissement au rang de priorité politique
- Renforcer les efforts sur le financement de l’assainissement spécifiquement
- Ne laisser personne de côté dans le financement de l’EAH
- Garantir la redevabilité sur les engagements pris
- Relancer le financement de l’aide au développement et améliorer son ciblage
- Accroitre et prioriser de façon substantielle l’aide humanitaire pour l’EAH
- Reconnaitre et soutenir le rôle central des financements publics domestiques
- Renforcer la gouvernance et la transparence pour attirer et gérer correctement les financements
- Promouvoir l’accessibilité des financements aux acteurs locaux
- Adopter une tarification équitable de l’eau avec une contribution juste des secteurs agricoles et économiques
- Gérer l’eau comme un commun et rejeter la conception marchande de l’eau
- Soutenir les innovations sociales et organisationnelles plutôt que le technosolutionnisme
En tant que co-présidente du dialogue, la France joue un rôle de premier plan pour orienter les discussions du dialogue et influencer les sujets inscrits à son agenda.
Voir le document de positionnement détaillé en téléchargement ci-dessous.